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Enseignement supérieur : trois syndicats boycottent la rentrée et passent à la grève

Par Lesinfos -le

Enseignement supérieur : trois syndicats boycottent la rentrée et passent à la grève
Trois syndicats de l’enseignement supérieur annoncent un mois de septembre sous tension. Boycott de la rentrée, brassards de protestation et deux grèves nationales sont programmés pour dénoncer le blocage du dialogue sectoriel.

La rentrée universitaire 2026-2027 s’annonce tendue dans les établissements de l’enseignement supérieur. Trois organisations syndicales représentant les fonctionnaires du secteur ont annoncé le boycott de la rentrée ainsi que le port d’un brassard de protestation du 1er au 14 septembre, avant deux mouvements de grève nationale prévus au cours du mois.

 

Le Syndicat national des fonctionnaires de l’enseignement supérieur et des cités universitaires, l’Union nationale du secteur de l’enseignement supérieur et l’Union nationale de l’enseignement entendent ainsi accentuer la pression sur le ministère de tutelle. Leur programme prévoit une première grève nationale de trois jours, les 8, 9 et 10 septembre, accompagnée d’un sit-in devant le siège du ministère.

 

Une deuxième grève de 72 heures est également programmée les 15, 16 et 17 septembre. Cette succession d’actions marque une nouvelle étape dans le bras de fer engagé autour de plusieurs dossiers sociaux et statutaires restés, selon les syndicats, sans réponse satisfaisante.

 

Le statut et les salaires au cœur du bras de fer

 

Les trois organisations justifient leur mobilisation par ce qu’elles considèrent comme une persistance du blocage du dialogue sectoriel. Parmi les principales revendications figure la publication du statut particulier des fonctionnaires de l’enseignement supérieur et des cités universitaires, un dossier qui cristallise une large partie du mécontentement.

 

La question salariale occupe également une place centrale. Les syndicats réclament le versement intégral, et non fractionné, de l’augmentation des salaires, avec un effet rétroactif à compter du 1er janvier 2026. Ils demandent également des réponses aux revendications portées par les fonctionnaires titulaires d’un doctorat ainsi que par les détenteurs de diplômes souhaitant une meilleure reconnaissance de leur parcours.

 

Les organisations syndicales préviennent par ailleurs qu’elles refuseront tout recul par rapport aux engagements précédemment convenus avec le ministère. Elles réclament une mise en œuvre effective des accords déjà conclus, estimant que l’absence d’avancées concrètes alimente la tension au sein des établissements.

 

Les frais d’inscription également contestés

 

Autre point de friction, l’exonération des fonctionnaires de l’enseignement supérieur des frais d’inscription universitaire. Les syndicats demandent au ministère de respecter l’engagement pris sur ce dossier et rejettent parallèlement toute facturation imposée dans le cadre du régime du temps aménagé.

 

Ils réclament, à ce titre, la publication d’une note officielle précisant clairement les modalités de cette exonération et imposant son application à l’ensemble des établissements concernés. Pour les organisations représentatives, une clarification administrative est désormais nécessaire afin d’éviter des interprétations divergentes d’une institution à l’autre.

 

Avec ce calendrier de mobilisation, les syndicats installent ainsi la contestation au cœur de la rentrée universitaire. À moins d’une reprise rapide du dialogue avec le ministère, le mois de septembre pourrait être marqué par plusieurs journées de perturbation dans les établissements de l’enseignement supérieur et les cités universitaires.


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